Coopérons pour rompre avec l’individualisme !

Depuis le XVIIIe siècle et renforcé par le XIXe siècle, nous sommes entrés dans l’ère de la compétition. Mais les rapports entre les être humains n’ont pas toujours été ainsi. Nous avons connu des périodes de coopérations intenses qui ont favorisé de grandes avancées. L’humanité a davantage évolué par la coopération, l’échange de techniques, de rites que par des oppositions.

Il est même important de préciser que la coopération est probablement davantage présente dans la nature qu’il n’y parait. Ainsi, les plantes parviennent à communiquer entre elles pour mieux prospérer. Une entraide mutuelle fortifie les plantes. Elles s’allient même aux champignons pour mieux croitre.

La coopération a permis durant l’évolution de l’espèce humaine à transmettre les savoirs nécessaires à la survie comme la conservation du feu, l’identification des plantes comestibles, l’organisation de chasses collectives, la structuration des habitats et des rites culturels. Cette coopération semble avoir été peu analysée par les scientifiques et peu à l’honneur dans le monde moderne.

Auparavant, les philosophes tels Marc Aurèle, développaient une pensée plus écologique ; «Représente-toi sans cesse le monde comme un être unique, comme une âme unique. Considère comme tout contribue à la cause de tout, et de quelle manière les choses sont tissées et enroulées ensemble.» 

Il semble bien qu’une harmonie du monde du vivant soit mise en avant. Mais les doctrines modernes ont sacralisé la compétition.

Ainsi, les théories de Darwin sur l’évolution ont érigé comme principe que l’évolution bénéficie aux seuls plus forts.

Le libéralisme économique, au nom du progrès et de la liberté individuelle, le marxisme, au nom de la lutte des classes et des systèmes de production ont fait une promotion du productivisme qui valorise la compétition économique, des savoirs, des savoir-faire.

Notre époque se caractérise par un individualisme malheureusement désiré et entretenu par les valeurs du toujours plus, où la compétition reste au centre des rapports entre les individus, les Etats et les organisations.

Les limites écologiques et humaines sont perceptibles et les effets vont s’amplifier.

Il est possible de changer les systèmes actuels en incluant davantage de coopération et en considérant l’autre comme un allier.

Changer de point de vue c’est déjà un peu changer le monde. Il nous appartient de favoriser la coopération à chaque niveau.